La Libye, riche en ressources pétrolières, a longtemps attiré des travailleurs d’Afrique subsaharienne, dont de nombreux Tchadiens. Cependant, l’instabilité politique et les conflits persistants dans le pays ont exacerbé les risques pour ces migrants, souvent victimes de détentions arbitraires ou de conditions de vie précaires.
Le Tchad et la Libye partagent une frontière saharienne de plus de 1 000 km, ce qui facilite les mouvements migratoires mais aussi les trafics illicites. La diaspora tchadienne en Libye, estimée à plusieurs milliers de personnes, fait face à des défis majeurs, notamment en matière de protection consulaire et de rapatriement.
Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre tchadien des Affaires étrangères, est arrivé à Tripoli le 19 août 2026 pour une visite officielle. Cette visite vise à renforcer la coopération bilatérale entre le Tchad et la Libye, avec un focus sur la situation des ressortissants tchadiens. 173 Tchadiens étaient détenus à la prison de Kanfouda en Libye au 13 juillet 2026, selon le Consulat général du Tchad à Benghazi. La Libye reste une destination prisée pour les travailleurs tchadiens en quête d’opportunités économiques, malgré les risques. Le Consulat général du Tchad à Benghazi collabore avec les autorités libyennes pour le suivi des détenus et leur rapatriement.
Cette visite intervient alors que la protection des migrants africains en Libye est devenue une priorité régionale : détentions arbitraires et conditions de vie précaires soulignent l'urgence d'une coopération renforcée entre les deux pays.
Pour le Tchad, cette mission diplomatique vise notamment à accélérer les rapatriements des 173 détenus recensés à la prison de Kanfouda — un enjeu que d'autres pays sahéliens, dont le Cameroun, pourraient s'approprier pour leurs propres ressortissants en Afrique du Nord.




