Plus de 1 000 téléphones et terminaux numériques non dédouanés ont déjà été bloqués sur les réseaux camerounais depuis l'entrée en vigueur de la mesure, le 1er septembre 2026, selon un bilan communiqué début septembre. Annoncé par le ministre des Finances Louis Paul Motaze, le dispositif s'appuie sur l'identification des appareils via leur numéro IMEI, enregistré sur la plateforme douanière.
Ce n'était pourtant pas la première tentative : un premier blocage, prévu le 25 mai, avait été reporté au dernier moment après que MTN Cameroun, Orange Cameroun et Camtel eurent fait valoir, auprès des autorités, des préalables techniques et légaux non encore réunis — MTN et Orange redoutant en particulier de voir leurs clients bloqués migrer vers Camtel, faute pour ce dernier de pouvoir appliquer la mesure au même rythme.
Sont concernés les terminaux non déclarés qui se connectent pour la première fois à un réseau local après le 1er avril 2026, ceux dont les propriétaires ont ignoré des messages d'alerte envoyés depuis cette date, ainsi que certains lots d'appareils activés en série avec une même carte SIM et dont l'usage individuel n'a pas été poursuivi. Un utilisateur averti peut vérifier le statut douanier de son téléphone sur la plateforme Douane MPIE (mpie.camcis.cm), en composant *#06# pour obtenir son numéro IMEI à 15 chiffres.
Le montant du droit à acquitter varie selon huit catégories d'appareils, de 1 670 FCFA pour les modèles les plus basiques jusqu'à 135 000 FCFA pour le haut de gamme — cette dernière catégorie couvrant les smartphones dont la valeur de référence déclarée atteint 400 000 FCFA. Depuis avril, 386 000 appareils ont été régularisés via ce mécanisme, pour environ 1,8 milliard de FCFA de recettes douanières — contre environ 400 millions de FCFA sur la même période l'année précédente, avant l'instauration du contrôle par IMEI.




