La diaspora tunisienne, forte de compétences techniques et entrepreneuriales, représente un levier de développement pour le pays d’origine. Le gouvernement tunisien, soutenu par le Startup Act et un réseau dense de hubs et de fonds, cherche à canaliser ce capital humain vers la création d’entreprises locales.
Dans ce cadre, The Dot, acteur de l’accélération d’écosystèmes, a conçu Dot Landing pour rapprocher les talents de la diaspora des opportunités tunisiennes, en s’appuyant sur des partenaires publics et privés européens et tunisiens.
Le programme Dot Landing a été annoncé le 21 août 2026 par The Dot. Il est porté par un partenariat entre The Dot, Expertise France, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) Tunisie, la Région Île‑de‑France et la GIZ Tunisie. Le dispositif cible les entrepreneurs tunisiens de la diaspora déjà engagés (MVP, premiers clients, revenus ou entreprise en activité). Les secteurs prioritaires sont les TIC, l’intelligence artificielle, la green tech, la santé, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Le parcours comprend un onboarding, un diagnostic personnalisé, une immersion dans l’écosystème tunisien, puis quatre mois de coaching structuré autour de six modules (business model, financement, cadre juridique, marketing & export, management, écosystème). Le formulaire de candidature, disponible en français, doit être soumis avant le 30 septembre 2026.
Dot Landing s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de la diaspora comme moteur d’innovation, un modèle déjà observé dans d’autres pays africains où le retour d’experts contribue à la diversification économique. En réunissant des acteurs tunisiens et européens, le programme crée un pont de compétences, de financement et d’accès au marché local.
Le focus sur les secteurs à forte valeur ajoutée (IA, green tech, santé) répond aux priorités de la Tunisie pour une transition numérique et écologique. Le coaching structuré et l’immersion visent à réduire les frictions liées à la création d’entreprise à distance, notamment les questions juridiques et de financement.
Pour l’Afrique francophone, ce programme illustre comment les initiatives publiques‑privées peuvent exploiter le capital humain diaspora, offrant un exemple que le Cameroun et d’autres États pourraient adapter pour leurs propres communautés expatriées.
En facilitant le retour ou le renforcement d’activités en Tunisie, Dot Landing pourrait générer de nouveaux investissements, créer des emplois et stimuler les chaînes de valeur locales, bénéfices qui pourraient être répliqués au Cameroun où la diaspora joue déjà un rôle clé dans le financement de projets.
Le succès du programme pourrait encourager d’autres pays d’Afrique à structurer des dispositifs similaires, renforçant ainsi la compétitivité du continent sur les technologies émergentes et favorisant une coopération transfrontalière entre les diasporas et leurs pays d’origine.
Dot Landing représente une passerelle concrète entre la diaspora tunisienne et l’écosystème entrepreneurial national, ouvrant la voie à une nouvelle vague d’innovation en Tunisie et offrant un modèle inspirant pour l’ensemble du continent africain.




