« Nifato » — « porter un autre regard », en mooré — est le sixième album d’Alif Naaba. Le chanteur burkinabè l’a présenté le 25 juin 2026 à Ouagadougou : quatorze titres, écrits dans la capitale, enregistrés entièrement au Burkina Faso, mixés entre Ouaga et Paris et masterisés dans la capitale française, au terme de plusieurs années de travail.
Dans un entretien accordé à RFI Musique début septembre, l’artiste explique la démarche : toucher un public plus jeune sans renoncer à ce qui fonde sa musique. Concrètement, des guitares parfois captées à l’iPhone, une collaboration suivie avec un beatmaker, et des références assumées aux rythmes traditionnels.
Les thèmes disent quelque chose du pays : solidarité, vivre-ensemble, reconnaissance, résilience, amour. Un répertoire qui prend un relief particulier dans un Burkina Faso marqué par l’insécurité et les déplacements internes.
Le personnage, lui, est installé de longue date. Surnommé « le prince aux pieds nus », Alif Naaba est issu d’une famille royale mossi et mène sa carrière depuis plus de vingt ans, entre folk mandingue, chanson et sonorités électroniques.
La sortie s’accompagne d’un retour à la scène : un grand concert est annoncé pour le 26 décembre 2026 à Ouagadougou. L’album est déjà disponible, à 5 000 FCFA le CD et 10 000 FCFA la clé USB.
Alif Naaba dit vouloir remettre la tournée au centre de sa démarche. Les dates en dehors du Burkina Faso n’ont pas encore été annoncées.




