Le Cameroun accueille depuis le 1er septembre 2026 une mission d'évaluation macroéconomique de la Commission de la CEMAC, chargée de vérifier l'alignement des politiques budgétaires du pays sur les standards communautaires.
La mission est conduite par Jean Claude Nguemeni, directeur de la surveillance multilatérale à la Commission de la CEMAC — un poste qu'il occupe depuis 2017, après avoir été chef de cabinet du commissaire chargé des politiques économiques entre 2013 et 2017.
Lancés à Yaoundé, les travaux associent le représentant-résident et la représentante-adjointe de la CEMAC au Cameroun. Une première concertation s'est tenue au Comité technique de suivi des programmes économiques (CTS), présidé par Jean Tchoffo.
Trois priorités structurent l'évaluation : la convergence des politiques budgétaires entre les six États membres, la stabilité de la monnaie commune et le renforcement de la discipline budgétaire — les piliers du mécanisme de surveillance multilatérale de la CEMAC, en vigueur depuis 2017.
Réunissant Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad, la zone CEMAC s'appuie sur ce dispositif pour repérer les écarts entre trajectoires nationales et objectifs communs avant qu'ils ne se transforment en déséquilibres macroéconomiques.
Le Cameroun y occupe une place particulière : première économie de la zone, son alignement sur les règles communautaires pèse directement sur la stabilité du franc CFA et sur la crédibilité de l'ensemble sous-régional auprès des partenaires financiers internationaux.
Le rapport de mission, une fois finalisé, sera transmis aux autorités camerounaises puis versé au prochain rapport annuel de surveillance multilatérale de la CEMAC, qui dresse le bilan économique des six pays membres.




