À Bandjoun, dans le département du Koung-Khi, les populations et les originaires du quartier Nkouo ne comptent pas sur le seul budget de l'État pour sauver leur école. Réunis en congrès communautaire le 15 août 2026, ils ont décidé de financer eux-mêmes la réhabilitation de l'établissement, à quelques semaines de la rentrée scolaire fixée au 7 septembre.
L'école catholique Nkouo, rattachée au Secrétariat à l'éducation de l'enseignement catholique (Seca) du diocèse de Bafoussam, présentait un délabrement avancé qui menaçait la scolarisation de plusieurs centaines d'élèves à la rentrée 2026-2027.
Les contributions financières des habitants et des ressortissants de la localité doivent permettre de remettre en état les bâtiments avant l'ouverture des classes, sous la supervision du Seca. L'urgence des travaux ne laissait guère de marge : sans intervention rapide, une partie des élèves aurait dû démarrer l'année dans des salles inutilisables.
Ce type de mobilisation n'est pas isolé au Cameroun, où de nombreux établissements ruraux ou périurbains restent privés d'infrastructures décentes faute de moyens publics suffisants. Diocèses et associations de développement communautaire comblent alors, au cas par cas, les manques laissés par le budget de l'éducation.
Le cas de Nkouo illustre aussi un écart persistant entre zones urbaines et rurales dans l'accès à des salles de classe correctement entretenues — un facteur qui pèse directement sur la qualité de l'enseignement dispensé.
La réhabilitation doit être achevée avant le 7 septembre, date de la rentrée scolaire 2026-2027 sur l'ensemble du territoire camerounais. Élèves et enseignants de Nkouo pourront alors reprendre les cours dans des locaux remis à niveau, financés par la solidarité de leur propre communauté.




