La 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification s'est tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l'espoir ». Elle a réuni les délégations des 197 Parties à la Convention.
Le résultat déçoit les attentes africaines : le cadre contraignant sur la sécheresse, réclamé de longue date par les pays du continent, a été renvoyé à la COP18, prévue en Égypte, faute de consensus. Le budget de la Convention a néanmoins été maintenu, après un revirement des États-Unis sur la question.
L'enjeu reste pourtant majeur pour l'Afrique : plus de 45 % des terres dégradées dans le monde s'y trouvent, selon la Banque africaine de développement, qui plaide pour des partenariats renforcés avec les gouvernements et les communautés locales face à ce fléau.
Pour les pays du Sahel et d'Afrique centrale, dont le Cameroun, l'absence de cadre contraignant signifie une nouvelle attente : sans obligations internationales précises, les financements dédiés à la restauration des terres restent dispersés entre initiatives bilatérales et programmes ponctuels.
La BAD continue néanmoins de mobiliser ses propres instruments pour la finance durable sur le continent, indépendamment du calendrier onusien — une manière de ne pas subordonner l'action climatique africaine aux seuls résultats des COP.
Reste à savoir si la COP18, en Égypte, parviendra à surmonter les blocages qui ont eu raison de cette 17ᵉ édition, ou si la question de la sécheresse continuera de buter sur les mêmes lignes de fracture entre pays du Nord et du Sud.




