Le Pastef, parti majoritaire à l'Assemblée nationale sénégalaise, a publié un communiqué exigeant le respect du calendrier légal des élections locales, qui doivent se tenir au plus tard le dimanche 17 janvier 2027.
En cause : à ce jour, aucun décret fixant la date précise du scrutin ni le montant de la caution électorale n'a été publié par l'exécutif. Le parti du président Bassirou Diomaye Faye rappelle que ce délai constitue une obligation constitutionnelle, la Constitution révisée en 2016 imposant un mandat de cinq ans pour les élus locaux et régionaux.
Le ton adopté par le Pastef traduit une volonté de rupture avec les retards administratifs qui ont marqué les scrutins locaux sous les gouvernements précédents — un sujet particulièrement scruté dans un pays régulièrement cité en exemple pour sa stabilité démocratique en Afrique de l'Ouest.
L'enjeu dépasse la seule question du calendrier : ces élections locales détermineront la légitimité des collectivités territoriales sénégalaises et leur capacité à répondre aux attentes concrètes des populations en matière de services publics.
Un report ou une contestation du processus pourrait fragiliser une cohésion sociale et politique déjà mise à l'épreuve par les recompositions politiques survenues depuis l'arrivée au pouvoir du Pastef en 2024.
Pour les partenaires internationaux et les observateurs régionaux, le respect ou non de cette échéance servira de test grandeur nature pour la solidité des institutions démocratiques sénégalaises sous ce nouveau pouvoir.




