Le corps de Valérie Nkwanga, 18 ans, a été retrouvé enterré derrière la maison familiale du quartier Nkoabang, à Yaoundé, après deux semaines de disparition. La découverte a été faite à l'odeur, par des proches revenus sur les lieux.
La jeune femme, fraîchement bachelière, avait été laissée à la garde de son oncle maternel, Awang, 17 ans, pendant que ses parents se trouvaient à Abong-Mbang, dans la région de l'Est, pour des cérémonies de dot.
L'oncle est aujourd'hui activement recherché par les autorités : il a disparu depuis la découverte du corps. Le mobile du crime reste inconnu à ce stade, et une autopsie a été ordonnée pour établir les circonstances exactes de la mort.
Cette affaire relance, une fois de plus, l'inquiétude autour des violences faites aux jeunes femmes au Cameroun — un sujet déjà au centre du débat public cette année, alors que les chiffres officiels des féminicides continuent de grimper.
Pour les familles confrontées à ce type de drame, l'enjeu reste la rapidité et la transparence de l'enquête : la disparition avait duré deux semaines avant que le corps ne soit découvert à l'intérieur même de l'enceinte familiale, ce qui interroge sur le suivi effectué durant cette période.
L'enquête se poursuit à Yaoundé, où les autorités judiciaires doivent désormais localiser le suspect en fuite et établir les circonstances précises du décès.




