18,39 sur 20. C'est la moyenne obtenue par Happy Kouamou Niels Claudy, élève du Lycée bilingue d'Édéa, au baccalauréat série C 2026 — la meilleure note du pays, toutes séries confondues.
Rien d'un coup d'éclat isolé : deux ans plus tôt, ce même élève avait déjà terminé major régional du BEPC bilingue pour la région du Littoral, avec 15,81 sur 20. Une trajectoire de constance plus que de coup de chance.
Son école, un établissement public, n'a rien d'un lycée d'élite réputé pour former des majors nationaux. C'est précisément ce qui a fait de son résultat un symbole largement relayé : la preuve que l'école publique camerounaise, malgré ses moyens souvent limités, peut encore produire l'excellence.
La reconnaissance a suivi rapidement. Le 29 août, Happy Kouamou a été mis à l'honneur lors des Journées de l'excellence en Sanaga-Maritime, organisées par la Fondation La Main Tendue sur l'esplanade de la préfecture d'Édéa — un événement qui a récompensé plus de 700 apprenants, du primaire au supérieur.
Concrètement, il a reçu un chèque de 100 000 FCFA et une bourse d'accompagnement scolaire de 200 000 FCFA, reconductible jusqu'à son insertion professionnelle ; d'autres montants, dont une bourse d'études complémentaire, ont également été évoqués par des sources locales sans confirmation officielle détaillée.
La suite, Happy Kouamou l'a déjà tracée : il vise l'École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé. À la rentrée, c'est donc une nouvelle étape — plus exigeante encore que le bac — qui commence pour ce major venu d'un lycée public de la Sanaga-Maritime.




