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Afrique·Culture & Lifestyle·15 juil. 2026, 08:31

Ngalle Jojo : le makossa camerounais revit grâce à la réédition de Na Bo Ndedi

Le pionnier de Douala, Joseph Ngalle, retrouve le devant de la scène avec la remise en lumière de son premier album, un souffle nouveau pour le makossa.

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Illustration éditoriale pour Ngalle Jojo : le makossa camerounais revit grâce à la réédition de Na Bo Ndedi

Le 15 juillet 2026, les ondes de Douala vibrent à nouveau au rythme du makossa : le premier album de Ngalle Jojo, « Na Bo Ndedi », refait surface grâce à Celluloïd Records, rappelant que la musique africaine ne cesse de se réinventer.

Né sous le nom de Joseph Ngalle, ce musicien discret mais essentiel a grandi dans les ruelles animées de Douala, où les tambours traditionnels côtoient les premiers synthétiseurs importés. Dès l’enfance, il s’amuse avec les instruments de l’école, puis, adolescent, il intègre le « circuit » des groupes qui façonnent le son du pays.

Dans les années 1970‑80, le makossa s’impose comme le drapeau sonore du Cameroun, portée par des artistes qui mêlent les rythmes bantous aux influences occidentales. Ngalle Jojo se distingue par son audace : il introduit les synthétiseurs, créant une alchimie entre le traditionnel et le moderne, un pont qui fera voyager le makossa au-delà des frontières.

Celluloïd Records, label engagé dans la sauvegarde du patrimoine musical africain, a choisi ce jour de rééditer « Na Bo Ndedi ». Le disque, longtemps relégué aux coffres des collectionneurs, retrouve aujourd’hui une diffusion numérique et physique, offrant aux nouvelles générations la chance d’écouter le son qui a fait rayonner le makossa dans le monde.

Pour les jeunes artistes camerounais, cette réédition est plus qu’un simple rappel historique : elle représente une source d’inspiration. En redécouvrant les textures de Ngalle Jojo, ils peuvent puiser dans un répertoire riche, réinterpréter les motifs rythmés et les adapter aux productions contemporaines, renforçant ainsi la continuité d’une identité musicale vivante.

Au-delà des frontières du Cameroun, la diaspora africaine ressent déjà l’écho de ce renouveau. Le makossa, déjà présent dans les clubs de Paris et de Bruxelles, retrouve un souffle nouveau grâce à la disponibilité du disque. Cette résurgence participe à la valorisation du patrimoine culturel africain, rappelant que chaque note porte en elle l’histoire d’un peuple.

Alors que le continent s’affirme sur la scène culturelle mondiale, la remise en lumière de « Na Bo Ndedi » montre que le passé n’est pas un musée, mais une source d’énergie pour l’avenir. Ngalle Jojo, à travers cette réédition, invite chaque auditeur à redécouvrir le makossa, à le faire danser dans les rues de Douala comme dans les salons de Lagos, et à le porter fièrement vers les scènes internationales.

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