Fincart a bouclé fin juillet un tour de table de 2,8 millions de dollars, co-mené par le fonds panafricain Launch Africa et par Antler MENAP, spécialisé sur le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et le Pakistan. Une levée modeste sur le papier, mais qui acte un virage stratégique pour cette jeune pousse égyptienne.
Fondée en 2023 par Mostafa Masry et Nihal Ali, Fincart n'a pas commencé comme une fintech. L'entreprise s'est d'abord construite comme plateforme de logistique du dernier kilomètre, avant de pivoter vers ce qu'elle présente aujourd'hui comme un système d'exploitation propulsé par l'IA pour les marchands en ligne — un outil qui centralise finance, gestion commerciale et automatisation pour des vendeurs qui jonglaient jusque-là avec plusieurs logiciels séparés.
La startup revendique plus de 450 marchands actifs sur sa plateforme et environ 20 millions de dollars de volume d'affaires généré (GMV). Des chiffres qui restent à l'échelle égyptienne pour l'instant, mais qui justifient, aux yeux de ses investisseurs, le pari sur l'automatisation par IA du commerce en ligne.
Au-delà des deux co-chefs de file, le tour associe une brochette d'investisseurs régionaux et internationaux : Yango Ventures, Five35 Ventures, Bluestream Capital, Hi2 Global et Kalahari Venture Labs, entre autres.
Les fonds serviront à trois priorités : accélérer le développement produit, renforcer les équipes commerciales et d'ingénierie, et consolider les partenariats stratégiques déjà en place. L'expansion vers de nouveaux marchés africains et moyen-orientaux est annoncée pour 2027, pas avant.
Le dossier Fincart illustre une tendance plus large sur le continent : des outils de commerce en ligne qui se redéfinissent en couche IA de gestion pour marchands, plutôt qu'en simples places de marché — un créneau où l'Égypte, avec son écosystème fintech déjà dense, sert souvent de tête de pont avant l'Afrique subsaharienne.




