La rentrée scolaire 2026-2027 s'ouvre, pour beaucoup de familles camerounaises, dans un contexte de budget serré. L'Institut national de la statistique (INS) estime à environ 75 000 FCFA — un peu plus de 110 euros — la dépense annuelle moyenne consacrée à l'éducation d'un enfant.
Ce montant recouvre les frais d'inscription, les fournitures, les uniformes et les dépenses imprévues qui s'accumulent au fil de l'année. Pour une famille de plusieurs enfants scolarisés, la facture de septembre se compte vite en centaines de milliers de francs.
Le calendrier n'aide pas : les prix des fournitures scolaires augmentent souvent à l'approche de la reprise, et certains articles deviennent plus difficiles à trouver au moment où la demande est la plus forte.
Face à cela, le marché camerounais privilégie de plus en plus les marques locales de cahiers et de matériel, perçues comme plus abordables et adaptées aux exigences des enseignants — un arbitrage de pouvoir d'achat autant qu'un choix de consommation.
Des dispositifs d'appui existent, notamment des allocations familiales versées aux affiliés de la Caisse nationale de prévoyance sociale, mais ils ne couvrent qu'une partie de la dépense et ne touchent pas les ménages du secteur informel, majoritaires.
La rentrée reste ainsi, chaque année, un test de pouvoir d'achat pour les familles — et un révélateur de l'écart entre le coût réel de la scolarité et les moyens dont dispose une large part de la population.




